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Présentation de la Cinémathèque de l'Atelier du 7ème Art

Je m'appelle Frédéric Rolland et, comme collectionneur de films, je suis à l'origine du projet d'Atelier du 7ème Art ainsi que ce portail internet.
A visiter le lien vers le site Cinematographe.org pour une présentaion plus personnelle.

Sous l'influence de mon grand-oncle, Jean Van Herzeele [voir la page In memoria], petit à petit, j'ai pris sa relève en faisant, l'inventaire des films, puis de longues études de cinéma à partir de 1993, mes propres acquisitions depuis 1999 et finalement mon activité professionnelle.

Notre investissement commun dans cette collection nous a amené à créer une association l'Atelier du 7ème Art en 2012 qui englobe notre collection et sert également à la communication de Pascal Rigaud pour son fantastique musée riche de 1000 appareils et plusieurs miliers de films.

Ci dessus une photo de nous lors d'une des journées du Patrimoine.

Cette collection privée est située à Dornecy, dans la Nièvre. Elle représente un total d'environ 4200 unitaires (documentaires et fictions) ; soit plus de 830 longs métrages argentiques (dont quelques uns en dépot à la Cinémathèque française), 150 films amateurs et plus de 2300 publicités ou bandes annonces ainsi qu'environ 120 appareils, 1100 affiches et plus de 10000 tirages de photographies d'exploitations ou affichettes. 75% de la collection est le fruit d'acquisitions que j'ai effectué depuis 1999.

Il s'agit d'une part de garder une petite part du patrimoine cinématographique pour sa préservation, en particulier "aux marges du cinéma", mais aussi, d'autre part, de sensibiliser au contact avec le support cinéma argentique (photochimique).

Beaucoup oublient d'ailleurs, dont trop de centres d'archives de films que sans les collectionneurs privés, il n'y aurait, le plus souvent, pas de collections de films (même publiques) et qu'il faut donc les respecter sans les mépriser. Signalons d'ailleurs que depuis une cassation de 1973 (non déjugée depuis) la possession n'est pas interdite même pour le 35 mm, même s'il en va différemment des échanges importants en volume dans ce format.

Présentation de Frédéric Rolland

C'est dès 1987 que je me suis lancé dans l'inventaire de la collection mais c'est seulement en 1999 que j'ai orienté mon activité vers les archives à la suite d'un stage à l'ECPA. A partir de ce moment, j'ai commencé à enrichir la collection en pensant d'abord créer une Cinémathèque locale (une "cinémathèque du Morvan") puis, finalement, l'Atelier du 7ème Art en 2012 à Dornecy sur le site de, par usage, "La cinémathèque du Lavoir".

Ci dessous un film rare sur le Morvan de la collection


Mon activité principale, depuis avril 2017, comme responsable de responsable de la Cinémathèque Centrale de l'Enseignement Public (qui dépend de la Direction des bibliothèques universitaires de l'Université Paris 3) a pris le pas sur mes activités antérieures d'enseignement depuis 2000, de consultant ou mes animations depuis 2010 qui sont l'objet de pages dédiées sur mon site plus personnel cinematographe.org.

Dans le domaine du film le partage est compliqué et, généralement, il faut par des structures dédiées et des occasions de plus en plus balisées pour les montrer.

Je cherche cependant, en parallèle, à valoriser ce fonds avec de nouveaux projets.

La valorisation de ces collections

Les films de la collection ne sont pas tous forcément rares, mais, bien avant la création de notre association, il est déjà arrivé par le passé que des ayants-droit ou des distributeurs fassent appel à Jeannot, car ils n'avaient pas conservé une copie de leurs propres films y compris pour des longs-métrages ! Nous avons d'ailleurs effectué, en 2006, un dépôt de films de longs-métrages en 35mm à la Cinémathèque française pour que tous puissent y avoir accès (dont la dernière copie au monde d'un film asiatique). Beaucoup de films n'ont, en effet, jamais été édités en vidéo et certains ne le seront d'ailleurs jamais (ou alors dans très longtemps) en raison de l'absence d'un "modèle économique". Il fauit rappler que pour pouvoir faire des éditions en HD ou remplir les contenus d'Internet encore faut-il avoir les films ! La collecte est encore très loin d'être achevée comme certains recoupements élémentaires le montrent sur les bases de données... Quand elles existent.

Depuis 2015, je collabore avec l'agence l'Atelier des archives qui a pour mission de marchandiser certains contenus dont des actualités étrangères ou des publicités anciennes dont j'effectue les télécinémas (en 16 et 35mm). Au total, environ 300 titres (le plus souvent d'acquisition récentes) sont, dans l'agence ce qui est un autre moyen (très modeste) de rendre accessible des titres pour la télévision à travers des documentaires d'archives.

Mon objectif est d'associer d'autres collectionneurs à cette démarche. J'essaye aussi de favoriser les expositions et les liens avec les éditeurs.

Ces dernières années, nous recevons des dons d'un certain nombre de films amateurs dans tous les formats du 8mm au 16mm entre 1944 et 1982. Il s'agit de plusieurs fonds importants pour un total, de près de 150 boites pour une cinquantaine d'heures d'images inédites anciennes de l'Amazonie à la Papouasie en passant par l'Yonne ou Paris.
Nos moyens actuels sont limités mais ces films qui sont souvent d'une grande beauté demandent à être valorisés, ce que notre structure va s'efforcer de faire après les avoir sauvés des poubelles.
Ci-après quelques extraits de ces films formidables numérisés, début 2014, suite à un don d'un couple du Morvan, qui réalisait de merveilleux films de voyage dans les années 1970.

 

Alors que nous n'avons pas obtenu d'aides financières pour notre structure à son lancement (en 2012-2013), la numérisation et la sauvegarde de ces films sont un des mes axes sur le plan professionnel, spécialement sur certaines thématiques comme, par exemple, le film institutionnel aéronautique (objet d'une page dédiée sur cinematographe.org). Je me positionne d'ailleurs, en tant que consultant et recherchiste dans ces fonds privés que je connais bien pour plusieurs raisons, dont celle d'avoir soutenu en 2009 ma thèse de doctorat sur Les collections privées de films de cinéma en support argentique en France.

Précédemment à la création de l'Atelier du 7ème Art, j'avais collaboré aux programmations d'un festival récurrent créé par Bruno Bouchard de le Ciné de papa, le festival La pellicule au tableau (ci-après une vidéo sur la seconde édition en 2011). [D'autres vidéos sont accessibles via la page Cinematographe.org ou surtout la page Youtube]. C'est un bon exemple de valorisation de fonds méconnus dont la collection.

A partir de l'année 2015, l'Atelier du 7ème Art reprenait le flambeau pour proposer une programmation de films pédagogiques assez proche du festival original, mais en itinérance, avec une journée pour les scolaires et une journée pour le grand public dans les petites villes de la région comme à Vézelay. Etait également valorisé les fonds partenaires comme la cinémathèque du Musée Nivernais de l'Education.

Du coté du documentaire, ci dessus, cette séquence d'un sujet des actualités militaires américaines de 1945 sur les combats de la poche de Saint-Nazaire.

En 2010 et en mars 2017, j'ai eu l'opportunité de récupérer des centaines de films pédagogiques provenant de plusieurs fonds dont du département département de l’Eure en Normandie. Nous devenons donc plus autonaume en matière de programmation et en même temps j'aide à la mise en relation des fonds pour compléter les ressources publiques en titres perdus.

Des titres sont d'ailleurs régulièrement cédés à la collection publique de la Cinémathèque Centrale de l'Enseignement de l'Enseignement Public dont je suis également responsable pour compléter ce fonds public au bénéfice de tous. Cette aide prend plusieurs formes mais aussi, tout simplement celle du transport et du tri avec l'aide Pascal Rigaud.

Ci dessus, le décor de la salle dont des portraits Harcourt qui proviennent du Gaumont Palace

En janvier 2017, c'est 200 bobines de rushs divers de la RTF du début des anénes 1960 qui viennent compléter la collection et pas moins de 1500 autres éléments courts et longs en mars 2017.

L'atelier du 7ème Art collabore avec d'autres associations dont, sur la thèmatique aéronautique avec Anciens Aerodromes et des inter-actions avec les réserves de l'Armée de l'Air comme peut en donner une idée ma page de films d'archives sur l'avaition dans mon site perso Cinematographe.org.

 

En 2018, à nouveau des versements de nouveaux départements normands pour du court-métrage éducatif et un nouveau don de 2000 photos d'exploitation par le films d'un projectioniste de Trappes. Pour la première fois également un producteur de films pour un don en 35mm des films qu'il a produit.

En juin 2019, un don de la famille Audelin à Amiens pour un nouveau type de films... du Super 8 de fiction travers de grands classiques comme des particuliers cinéphiles pouvaient le faire jusqu'à l'arrivée de la vidéo. Nous ne faisions presque ça ce format... mais maintenant.

En janvier 2020, l'achat de documentaires du CERN est l'une de mes dernière acquisition. Peut-être qu'il faudra un peu de temps pour que celà ait du sens mais celà viendra peut-être un jour... J'espère.

La part de la collection "papier" est, elle aussi, en perpétuelle évolution et la famille requise pour son classement comme pour ces photos d'exploitation.

Outre l'acquisition de nombreux petits projecteurs dont en 16mm pour des animations extérieures, j'ai impulsé une modeste aide à des ayants-droits ou distributeurs, des festivals de cinéma "bis" au tournant des années 2004-2016 qui s'est tarit aujourd'hui du fait du passage au cinéma numérique de l'exploitation (qui n'est généralement plus capable de passer du 35mm). Une soirée à la Nuit nanarland au Grand Rex fut cependant un grand moment pour la structure en ayant plus de 2000 spéecateurs d'un coup pour un film.

Ci dessos, "pétage de cable" durant le confinement pour un titre qui a du potenciel pour nanarland

L'objet film devient maintenant un objet "vintage" qu'il faut apprendre à connaître.

Les moyens sont très modestes mais sont compensés par la passion. Les copies ne sont pas toujours de la première jeunesse et celles en couleurs ont parfois viré (sauf, théoriquement, celles en Technicolor ou de rares tirages en Kodachrome), mais peu importe, ce qui compte c'est le contact avec le support photochimique et des images souvent très difficiles ou parfois impossibles à voir ailleurs. La "maison de Jeannot" est un musée du cinéma de la cave... au grenier.

A partir de 2016, le stockage des 16 mm commence a poser des problèmes de place avec l'arrivée de centaines de nouveaux films (alors que les rares 9,5 mm tiennent dans un petit meuble) et que le 35 mm reste le plus encombrant ; chaque film de long métrage pèse dans les 25 kg et demande pour être facilement (c'est à dire rapidement) visible, d'être sous forme de galettes (bobines) en deux ou trois parties (de 1800 m) mais leur manipulation et leur stockage est bien plus délicat qu'en boîtes.

A titre indicatif, la longueur approximative du métrage des collections est, d'environ 3000 kilomètres de pellicules !

Les films sont les plus divers comme de falbuleuses publicités anciennes 35mm.

 

Les locaux du siège étant mantenant trop petits c'est, à partir de mai 2016, nous avons une annexe dans le village chez Annie Moratille (ma mère) que se situera une grande part de la cinémathèque éducuative en 16mm de l'Atelier du 7ème Art qui nous rendra plus autonome dans ce domaine et en même temps, capable d'aider les autres cinémathèques à compléter leurs fonds.

Les conditions d'hygrométrie, la proximité du sol, les variations de température, etc. sont des facteurs auxquels il faut être très attentif car les dégâts peuvent apparaître très vite (voir ma page sur la conservation via cinematographe.org ). Nous allons tenter, dans les années qui viennent, d'améliorer les conditions de stockages mais aussi l'accessibilité aux titres par des partenariats.

Nous conservons des films argentiques sans exclure aucun genre (drames, policiers, films classiques, des séries B, des documentaires, des actualités, etc.) car le parcours des films jusqu'à lui fut parfois tortueux et ils sont dans des versions qui peuvent être délaissées par des éditeurs vidéo d'aujourd'hui. Par exemple, j'observe pour ma part qu'en ce qui concerne les "vieux films" en VF (version française) dont les textes à l'image, comme les "cartons" ou les pages de livres montrées à l'écran, étaient alors tournés en Français. Ils disparaissent maintenant trop souvent des DVD ou des Blu-ray pour cause de piste image unique. Pour ce qui est de la qualité des voix des nouveaux doublages des films de Capra ou simplement celles des films des années 1930, on pourrait aussi trouver à redire et avoir envie d'être plus curieux vis à vis de ces fonds d'archives pour trouver des timbres et un vocabulaire plus conforme à l'époque de la sortie des films.

Dans le domaine du "non film", notre collection est également assez significative avec des revues, des affiches, des photos d'exploitation (des anénes 1930 à 1980) et des appareils du 8 au 35mm. C'est une collection vivante qui s'enrichit constamment, surtout depuis le début des années 2000, par les dons de "fans" locaux, y compris de professionnels comme dans le cas de ce projecteur 35mm qui était encore en service en 2011.

Avec la mutation de l'exploitation et l'arrivée du cinéma numérique, nous sommes parmi les derniers à voir ce qui est à proprement parler du "Cinéma" (argentique) et à nourrir cet encombrant hobby ! Ci après, par exemple, un "Radiocinephone" de 1948. Il s'agit d'un appareil à tiple usage très intérésant (radio, tourne disque et retrou projection en 16mm) qui fut fabriqué à 500 exemplaires.

Même si notre co fondateur n'est plus là, on espère passer son virus car la collection c'est aussi et surtout transmettre ! Ici, ma fille, commence un inventaire... la boucle est bouclée ?

Frédéric ROLLAND